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Le marathon d'Asuna

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Dimanche 16 juin 2013 7 16 /06 /Juin /2013 10:08


Édition, programmation culturelle, prix... cette semaine, il y en a pour tous les goûts : voici les brèves !



Mardi : Bragelonne et Kobo lancent #eBookMySummer !

La semaine dernière, je vous parlais de la décade de l'imaginaire de l'Atalante. Cette semaine, c'est au tour de Bragelonne, en partenariat avec Kobo, de lancer une opération numérique, pour fêter les 500 000 exemplaires numériques vendus. Tout ça aura lieu ici du 17 au 21 juin, ce qui fait que, si vous passez le bac et que vous sortez dépité de vos épreuves, vous pourrez toujours vous acheter un livre pour vous remonter le moral ! (La vie est bien faite). 
En quoi cela consiste-t-il ?

bragelonne-kobo-ebook-my-summer
Toute la semaine, il y aura des liseuses (Kobo) à remporter, chargée d'ebooks de chez Milady, Castelmore, ou Bragelonne. Pour ceux qui ont déjà des liseuses, vous pourrez profiter des promotions sur certains titres !



Le premier trailer pour La Désolation de Smaug !

Le second volet de l'adaptation de Bilbo le Hobbit, par Peter Jackson, est toujours prévu en salle pour décembre 2013 (le 11, pour être précis !), et voilà de quoi patienter quelque peu, puisque la première bande-annonce est visible !




Jeudi : campagne Kickstarter réussie pour Le Nom du Vent !

Je vous en parlais au cours de la seconde édition des Brèves de comptoir: Le Nom du Vent, le roman de Patrick Rothfuss serait adapté en jeu de cartes, si la campagne Kickstarter réussit à réunir les 10 000 $ nécessaires.
Eh bien, c'est chose faite, et même plus que faite ! Ce ne sont pas 10 000 $ qui ont été réunis, mais pas moins de 589 000 $ ! À ce prix-là, il y aura non seulement le jeu de cartes, mais aussi tout un tas de goodies annexes (tee-shirts, magnets, dés, jeu de poker). Mieux : Patrick Rothfuss a fait venir quelques grands noms pour prêter leur visage aux personnages. Ainsi, Neil Gaiman sera Maître Elodin, Jim Butcher incarnera Ambrose, et Felicia Day sera Auri. Avouez que cela laisse rêveur ! Vous pouvez découvrir l'ensemble du projet sur sa page Kickstarter



Vendredi : Tolkien sur France Culture !

On vient d'évoquer l'adaptation de La Désolation de Smaug. Mais toutes les œuvres de Tolkien ne sont pas adaptables au cinéma. C'est pour cela que France Culture vous propose de vous faire découvrir les lettres qu'il a écrites. Du 1er au 5 juillet 2013, à 20h30, les animateurs radio vous liront des extraits de cette correspondance, sortie au format poche le mois dernier (Lettres, J. R. R. Tolkien, traduites par Vincent Ferré et Delphine Martin, chez Christian Bourgois). 23 minutes de lectures thématiques, chaque soir : en tout, 1h55 pour découvrir ce pan particulier de l'œuvre de l'auteur britannique. À écouter sur la page de l'émission, ou bien en direct !


Week-end :
samedi, une nouvelle qui ne m'a pas laissée de marbre !

La Quête d'Ewilan sera bientôt déclinée en bande-dessinée !
Bientôt, bientôt : restez encore un peu assis. Le premier tome est prévu pour fin 2013, et ça se passe chez Glénat. Au scénario, nous aurons Lylian Klépakowsky ; Laurence Baldetti sera au dessin et Loic Chevallier se chargera des couleurs. Si l'impatience fourmille déjà dans vos jambes, vous pouvez toujours aller sur la page Facebook consacrée à la nouvelle édition, et suivre l'évolution des travaux des trois artistes. Et je vous laisse sur une image du premier tome !


quete-ewilan-bd.jpg

Lancement du prix Planète-SF des blogueurs !

Les membres du forum Planète-SF sont invités à proposer, sur le forum, un livre sorti entre le 1er avril 2012 et le 30 mai 2013, et ce jusqu'au 30 juin. Les résultats de ce tour de nomination seront publiés début juillet. 
Pour les titres proposés, il y a quelques autres règles à respecter : la langue de publication doit être le français (quelle que soit la langue originale) ; l'ouvrage doit être un roman, ou un recueil de nouvelles du même auteur (pas d'anthologies, donc) ; l'ouvrage doit appartenir aux courants SFFF.
Rendez-vous début juillet, donc, pour connaître la sélection !

 

Par Sia - Publié dans : Challenges & rendez-vous - Communauté : Membres de Livraddict
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Mercredi 12 juin 2013 3 12 /06 /Juin /2013 14:56

quelques-minutes-après-minuit-nessCoup-de-coeur

Depuis que sa mère a commencé son traitement, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. A minuit sept, un monstre vient le voir, qui a l'apparence d'un if gigantesque, quelque chose de très ancien et de sauvage. Mais pour Conor, le vrai cauchemar recommence chaque jour: sa mère lutte en vain contre un cancer, son père est devenu un étranger, et il est harcelé à l’école. Au fil des visites du monstre, l’adolescent comprend que son vrai démon est la vérité, une vérité qui se cache au plus profond de lui, terrifiante.


Quelques minutes après minuit. C'est l'heure précise à laquelle arrive le monstre. Celui qui terrorise Conor, 13 ans, victime de violents cauchemars, depuis que sa mère souffre d'une maladie grave. Le monstre prend la forme de l'if planté sur la colline que l'on voit depuis la fenêtre de Conor et s'invite dans la vie du jeune garçon, de préférence sans lui laisser le choix.
Dès lors, le monstre raconte des histoires à Conor : des histoires sombres, mais édifiantes, dont Conor devra tirer une leçon, avant de donner satisfaction au monstre, en lui racontant la quatrième et dernière histoire.
©
quelques-minutes-après-minuit-ness2


L'if qui, à minuit sept, investit la chambre et l'esprit de Conor est, à n'en pas douter, une créature fantastique (terrifiante, qui plus est). Pourtant, les problèmes de Conor sont très terre-à-terre. Alors, quoi ? Délire d'un enfant qui souhaite fuir le réel ? Surgissement d'une peur viscérale matérialisée par cet if ?  Un peu des deux, peut-être. Le passage à la dimension fantastique, subtil, permet de mettre en lumière toutes les choses que Conor cache à son entourage, et se cache à lui-même - ainsi que toutes les choses qu'on lui cache. Loin de nous embarquer dans un monde parallèle merveilleux où tout est bien qui finit bien, le fantastique tire du réel l'essence vitale de cette histoire. Fantasque, violente, cruelle, fantastique au sens le plus pur du terme, la dimension surnaturelle est celle qui permet de mettre à jour toutes les puissantes émotions de ce texte, si variées et si furieuses.

Conor est, à lui seul, un véritable concentré d'émotions : frustration, rage, peur, colère insondable
se mêlent et s'entremêlent dans l'esprit du jeune garçon. Malgré son jeune âge, c'est un personnage très mature, confronté à des choses terribles, et qui fait preuve d'un grand sens des responsabilités (admirable chez un si jeune garçon). L'injustice qui le frappe lui fait avoir, de temps en temps, des réactions extrêmes à son entourage, et il ne se défoule pas toujours sur les bonnes personnes.
Le lecteur est spectateur de ce désespoir ravageur, et c'est très perturbant. On voudrait pouvoir faire quelque chose, bien que Conor soit un être de papier ; comme lui, le lecteur est impuissant, et prisonnier des événements, ce qui rend leur dimension dramatique d'autant plus terrible.
À travers lui et tous les autres personnages, l'auteur explore une palette d'émotions extrêmement complète, qui laisse rarement le lecteur indemne. Sous des dehors de conte pour enfants, Patrick Ness livre le terrible combat intérieur d'un enfant dont le monde s'écroule.

Et c'est d'autant plus terrible que l'écriture est très simple : peu de fioritures, pas d'effets de styles ostentatoires. Précise, acérée, elle va droit au but, et lamine le lecteur avec une redoutable efficacité. Mais attention : ce n'est pas larmoyant. C'est dur, c'est fort, c'est très beau ; c'est tout sauf mélodramatique. Et c'est ce qui fait de ce roman un texte aussi percutant.
Le récit est souligné par les sublimes illustrations de Jim Kay. Tout en jeux d'ombres et de lumières, elles sont tour à tour poétiques, oppressantes, émouvantes. Elles s'adaptent à la perfection au récit, et aux émotions qui s'en dégagent.

quelques-minutes-après-minuit-ness-1

Avec un ton simple, très adapté aux jeunes lecteurs (sans être enfantin ou bêtifiant), Patrick Ness livre ici un superbe ouvrage, véritable roman initiatique, aux accents oniriques et dramatiques. Faire l'apprentissage de la perte passe nécessairement par des émotions puissantes, contradictoires, et douloureuses. Malgré cela, l'alliance du texte vif, fort, subtil de Patrick Ness aux illustrations sombres, délicates et sublimes de Jim Kay donne un roman étonnament doux, au pouvoir cathartique surprenant.  Un roman bouleversant certes, mais à découvrir de toute urgence.

 

  • Quelques minutes après minuit, Patrick Ness ; illustrations de Jim Kay. Sur une idée de Siobhan Dowd. Trad. de Bruno Krebs.
  • Gallimard jeunesse, 2012, 215 p.
  • Jeunesse et young-adult, drame, société, ouvrage illustré.
  • 10/10.


ABC-2013-Imaginaire



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Par Sia - Publié dans : Jeunesse et young adult - Communauté : Membres de Livraddict
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Dimanche 9 juin 2013 7 09 /06 /Juin /2013 10:19


C'est dimanche, et c'est l'heure des niouzes ! Au menu de cette semaine : des prix, du festival, et des nouveautés éditoriales !

Mardi : annonce du vainqueur du Prix Terry Pratchett 2013 !

Le prix
du premier roman Anywhere But Here, Anywhen But Now, assorti d'un contrat d'édition de 20 000 £, a été décerné par Sir Terry Pratchett himself à Alexander Maskill, un jeune auteur de 21 ans, pour son roman de science-fiction The Hive, dont l'intrigue opposera humanité et technologie. Les finalistes sont visibles ici

Toujours mardi : L'Atalante lance sa décade de l'imaginaire !

decade-imaginaire-atalante.jpg Lecteurs du numérique, voilà qui devrait vous plaire : L'Atalante lance donc une opération réservée au numérique, du 10 au 19 juin, et intitulée La décade de l'imaginaire. Au lieu de déblatérer inutilement, je vais laisser la parole à Denis Detraz, chargé du numérique au sein de la maison d'édition :

«De quoi s’agit-il au juste ? me demanderez-vous, intrigués. Eh bien, il ne s’agit de rien de moins que dix jours, du 10 au 19 juin pour être précis, où nous allons vous proposer de découvrir une partie de notre catalogue à des prix attractifs, le tout accompagné de nouvelles offertes. Le thème que nous avons choisi pour cette année est l’imaginaire européen, c’est donc cette partie de notre catalogue que nous allons mettre en avant. Commençons pas les cadeaux. Tous les jours, nous vous offrirons une nouvelle d’un auteur… européen, of course.»

Dix jours, dix nouvelles ! Et voici les titres :

  • 10 juin : L’ouragan de Jean-Marc Ligny
  • 11 juin : Le peuple des signeurs d’Olivier Paquet
  • 12 juin : Raoul des Crapauds de Sylvie Denis
  • 13 juin : Drame de Troll de Sir Terry Pratchett
  • 14 juin : Nouvelle vie™ de Pierre Bordage
  • 15 juin : La stratégie du requin de Jean-Claude Dunyach
  • 16 juin : Fractal de Vincent Gessler
  • 17 juin : La sorcière égarée de la citadelle silencieuse de Michael Moorcock
  • 18 juin : L’envol du faucon sagittal d’Andreas Eschbach
  • 19 juin : Ce que chuchotait l’eau d’Anne Fakhouri


Les romans proposés au prix découverte sont les suivants :

  • Les guerriers du silence de Pierre Bordage
  • 1792 de Pierre Bordage
  • Frère Ewen de Pierre Bordage
  • La saison des singes de Sylvie Denis
  • Mimosa de Vincent Gessler
  • Le Proscrit de Simon R. Green
  • Aqua™ de Jean-Marc Ligny
  • Mortimer de Sir Terry Pratchett
  • Au Guet ! de Sir Terry Pratchett
  • Mécomptes de fées de Sir Terry Pratchett
  • Zémal, l’épée de feu de Javier Negrete
  • Le mythe d’Er ou le dernier voyage d’Alexandre le Grand de Javier Negrete
  • Skinn Mac Dana de Gilles Servat
  • Le Melkine d’Olivier Paquet
  • Vestiges de Laurence Suhner
  • Rêves de Gloire de Roland C. Wagner

 

Mercredi : les indés de l'Imaginaire annoncent un mois d'août qui sera fantasy !

Mais avant toute chose, les indés de l'Imaginaire, c'est quoi ? Les Indés de l'Imaginaire est un collectif d'éditeur, qui s'est créé fin 2012. Il regroupe 3 maisons d'édition indépendantes, spécialisées depuis de nombreuses années dans la science-fiction et la fantasy, et ayant publié au total plus de 500 livres : ActuSF, les éditions Mnémos, et Les Moutons électriques. Cette association leur permet de mutualiser une partie de leurs moyens, par exemple, ou d'organiser conjointement des événements.
Comme, par exemple, ce mois d'août fantasy. Au programme  : 3 lancements simultanés de fantasy,
une mise en avant en librairie avec des opérations thématique et des événements conjoints (soirée de lancement, conférences, dédicaces communes…).

Pour faire simple, voici le communiqué de presse du collectif : 

« Fêtez la fantasy française avec les Indés !

Fin août, les indés de l’Imaginaire (Mnémos, Actusf, Les Moutons électriques) vous proposent de placer la rentrée sous le signe de la fantasy française !

Chacune des trois maisons d’éditions publiera une nouveauté d’un auteur majeur de l’hexagone. Objectif : montrer la richesse et la diversité de ce genre que la France a su s’approprier avec brio depuis plus de 10 ans ! Trois auteurs, trois talents, trois voix très personnelles dans les littératures de l’Imaginaire avec pour chacun de très jolis succès en librairie pour leurs précédents ouvrages !

Au programme : Même pas mort de Jean-Philippe Jaworski, Mordred de Justine Niogret et La chasse sauvage du colonel Rels d’Armand Cabasson. À eux trois ils totalisent une dizaine de prix littéraires en seulement quelques années.

Les trois nouveautés sortiront donc en même temps et s’accompagneront d’évènements (soirée de lancement, conférences, dédicaces communes...) ainsi que d’une opération spéciale en librairie (libraires, n’hésitez pas à en parler avec votre représentant Harmonia Mundi). Elles seront également l’occasion de remettre en avant plusieurs titres du catalogue de chaque éditeur. En parallèle, les Indés de l’Imaginaire lanceront un journal gratuit en librairie, L’indé ! avec un maximum d’informations sur ces trois livres pour accompagner leur sorties.

Pourquoi ? La fantasy est un phénomène qui dépasse aujourd’hui la littérature de genre et le public des connaisseurs. Depuis plusieurs années, les auteurs ont su se démarquer des œuvres fondatrices (Tolkien, Howard...) pour explorer de nouveaux territoires. Jean-Philippe Jaworski, Justine Niogret et Armand Cabasson en sont l’exemple parfait. La fantasy est riche de sa diversité et en France les éditeurs des Indés ont fortement participé au court des années à l'émergence de nouveaux talents et de nouveaux imaginaires.

Pour aller plus loin, nous vous proposons un dossier de presse complet sur le phénomène de la fantasy francophone : http://www.moutons-electriques.fr/espace-pro  »

Pour en savoir encore un peu plus, André-François Ruaud parle de l'opération ici.

Allez... on croise les doigts et, peut-être qu'en août, on parlera aussi de fantasy à la rentrée littéraire ! (Celui qui a dit qu'il allumait un cierge à Sainte-Rita sera châtié ! Restons optimiste).

Toujours mercredi : le donjon de Naheulbeuk se déclinera bientôt en animé !

Vous connaissez peut-être la saga radiophonique Le Donjon de Naheulbeuk (écoutable ici), qui reprend les aventures loufoques d'une bande d'aventuriers déglingués, sur le modèle des quêtes de MMORPG. Après les B.D. (éditions Clair de Lune) et les romans (éditions Octobre), voilà qu'un film animé en 3D se profile à l'horizon. Produite par Nomad Plus et Canal Plus, elle sera composée de 52 épisodes de 7 minutes chacun, et sera diffusée en 2014. La série serait basée sur les deux premières saisons, avec des contenus inédits. Il ne reste donc qu'à attendre 2014 avant d'en savoir plus, ou fréquenter la page Facebook dédiée. 

Week-end : ce week-end s'est déroulée la 4è édition des Futuriales, festival consacré aux littératures de l'imaginaire à Aulnay-sous-Bois. Thème de l'année : les robots.

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D'après mes informateurs, c'était encore une fois fort sympathique. Il y avait des animations, des conférences, et tout un tas d'auteurs en dédicace. Le festival est organisé par le réseau des bibliothèques de la ville et la librairie Folies d'Encre et met à l'honneur les littératures de l'imaginaire (plus d'infos sur le site très complet du festival).
Par ailleurs, le Prix Futuriales a été décerné. Après avoir obtenu le Prix Imaginales Collégiens, Carole Trebor a été distinguée du Prix Révélation Jeunesse des Futuriales, pour  La Lignée (Nina Volkovitch 1).
Le Prix Révélation des Futuriales a, quant à lui, été décerné à Laurence Suhner, pour Vestiges.
Félicitations aux auteurs (même si je suis un peu déçue que Gabriel Katz n'ait pas été primé, je dois avouer).

Le nouveau Tolkien : une date pour la traduction française  !

Je vous en parlais il y a 15 jours : le poème épique de J. R. R. Tolkien, The Fall of Arthur, vient d'être publié. Eh bien, ça y est, on a une date pour la traduction ! Les éditions Bourgois ont annoncé que La Chute d'Arthur, traduit par Christiane Laferrière, sortirait le 19 septembre 2013.
En attendant cette nouvelle parution, et la suite de la version cinématographique du Hobbit, vous pouvez vous replonger dans l'œuvre de Tolkien en écoutant l'auteur lui-même lire des extraits de ce roman, ici, dans un enregistrement qui date de 1952.



La semaine dernière : cela fait des lustres qu'on en entend parler, et le projet semble de nouveau sur les rails. Le film live de la franchise World of Warcraft est toujours prévu pour 2015, toujours avec Duncan Jones aux commandes, en tant que réalisateur. Cependant, le producteur (Charles Rovens) a annoncé que le tournage débuterait au premier trimestre 2014, au lieu de fin 2013.
Cette fois-ci serait-elle la bonne ? Affaire à suivre !

Et, dans un registre nettement moins festif, on a appris le 26 mai dernier le décès de l'auteur Jack Vance, un des grands noms des littératures de l'imaginaire. Il laisse derrière lui une œuvre considérable, dont les influences sont, paraît-il, visibles dans de nombreuses œuvres d'auteurs postérieurs. Qu'avez-vous lu de cet auteur ?


Par Sia - Publié dans : Challenges & rendez-vous - Communauté : Membres de Livraddict
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Samedi 8 juin 2013 6 08 /06 /Juin /2013 15:27

reste-avec-moi-jessica-warman
Elizabeth avait tout pour être heureuse : elle est belle, riche, a beaucoup d’amis et un petit copain beau et intelligent. Le matin de ses 18 ans, elle se réveille sur le bateau où elle a fait la fête avec ses amis. Et elle voit avec horreur un corps flotter à la surface de l’eau : le sien…

Pourquoi est-elle encore là, spectatrice de sa propre mort ? Pourquoi reste-t-elle sous forme de fantôme ? Et que lui est-il arrivé ? Elle décide d'enquêter, et il se pourrait qu'elle lève le voile sur de lourds et sordides secrets ...


Quand Elizabeth découvre son propre corps flottant vaguement à la surface de l'eau du port, le matin de ses 18 ans, c'est le choc. Comment, pourquoi ? Victime d'une amnésie partielle, celle qui est désormais un jeune fantôme décide d'enquêter sur son propre décès, aidée en cela par le fantôme d'un jeune lycéen, lui aussi décédé quelques temps plus tôt.

Le concept est intéressant : invisibles, inaudibles, les deux enquêteurs peuvent, en plus, se rendre à loisir dans leurs propres souvenirs, ou ceux du compagnon, ainsi qu'errer partout où bon leur semble, ce qui leur laisse une très grande latitude d'action. Ensemble, ils reconstituent une sorte de puzzle gigantesque, qui leur permettra de comprendre ce qui est arrivé à la jeune fille - la mort du garçon ne semblant pas digne d'intérêt. C'est original, et même une bonne idée, si ce n'est que la relation entre les personnages est complètement sous-exploitée : certes, être deux leur permet de dialoguer, et de progresser dans l'enquête, mais c'est tout. La mort du jeune homme étant laissée complètement de côté, il est sans utilité pour le cheminement de l'histoire. Pire : les deux personnages sont enfermés dans les archétypes qu'ils représentent. Lui, l'intello raillé, elle la bimbo populaire. Là où le bât blesse, c'est que la rétrospective de la vie d'Elizabeth ne sert qu'à trouver de vraies fausses bonnes excuses à son comportement détestable (de son vivant, et de sa mort). La jeune fille n'a pas eu une vie facile, c'est vrai, mais cela n'explique pas qu'elle soit devenue aussi affreuse qu'elle l'est. Soyons clair : c'est une tête à claques, et ce qui lui est arrivé lui pendait au nez. Difficile de ressentir la moindre compassion, ou un quelconque intérêt pour son enquête. Pourtant, malgré cela, on découvre peu à peu une jeune fille touchante, très sensible, et qui a essayé de faire de son mieux. C'est probablement le gros point fort du livre : sous des dehors fortement antipathiques, Liz s'avère très humaine, et l'auteur réussit à renverser le sentiment à son égard. On regrettera pourtant qu'il n'en soit pas de même pour son compagnon fantôme, qui reste un peu palôt et fait essentiellement office de potiche dans l'enquête.

L'enquête, d'ailleurs, n'est pas bien passionnante : il ne faut pas plus du tiers du livre pour comprendre ce qui a pu se passer, comment, pourquoi, et quelles en seront les conséquences (alors que les personnages, eux, rament jusqu'à la toute fin pour comprendre). Du coup, bien que l'enquête soit menée très progressivement, avec une réelle volonté de maintenir le suspens, on s'ennuie quelque peu, car tout cela est bien longuet. Là où c'est intéressant, finalement, c'est que l'on voit comment on en est arrivé là, à travers l'histoire de Liz, mais aussi à travers l'histoire de son entourage, qui est bien représenté. Il faut reconnaître cela à l'auteur : elle apporte un soin tout particulier à ses personnages secondaires, qui sont loin d'être fantoches, et illustrent plutôt bien le propos.

En définitive, malgré de bonnes idées, Reste avec moi est trop lent et manque trop de surprise ou de suspense pour être franchement passionnant. C'est dommage, car il y avait vraiment de bonnes choses là-dedans, et un concept original, autour de l'enquête menée par deux fantômes. Tout cela reste très agréable à lire, car le style est fluide, et même assez imagé, mais le personnage principal profondément exécrable et l'intrigue prévisible au kilomètre auront grandement manqué de piquant.

 

  • Reste avec moi, Jessica Warman.
  • Fleuve Noir, 2012, 476 p.
  • Jeunesse et young-adult, thriller, urban-fantasy.
  • 5 /10.

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Par Sia - Publié dans : Policier - Communauté : Membres de Livraddict
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Mercredi 5 juin 2013 3 05 /06 /Juin /2013 19:14

 

soeurs-sorcieres-jessica-spotswood.jpgNouvelle-Angleterre, début du XXè siècle. Cate, Maura et Tess, sont sœurs, orphelines de mère, et ont plusieurs tares. En plus d'être femmes, elles sont sorcières. Si quelqu'un le découvre, les Frères les enverront à l'asile ou les feront disparaître, comme toutes les autres. Depuis la mort de leur mère, Cate vit dans la peur, avec la mission de protéger ses sœurs. Mais ses 17 ans approchent et tout s'accélère : son ami d'enfance la demande en mariage, alors qu'un autre jeune homme ne la laisse pas indifférente. Et bientôt, Cate doit se rendre à l'évidence : malgré tous ses efforts, le danger se referme sur elle et ses sœurs comme un étau...

 

La chasse aux sorcières.Voilà un sujet enthousiasmant, développé par Jessica Spotswood dans ce premier tome. Cate, Maura et Tess sont donc trois jeunes sorcières de moins de dix-sept, caractère qu'elles doivent à tout prix cacher, les sorcières étant assez mal vues par la communauté, traquées, enfermées, ou simplement rayées de la circulation par le tout-puissant ordre des Frères, qui fleure bon l'Inquisition.
Dans la Nouvelle-Angleterre puritaine, dix-sept ans est l'âge auquel il faut choisir entre se marier, ou se faire nonne. Au cas où les ordres ne vous intéresseraient pas, et que les prétendants se feraient rare, pas de panique : l'ordre religieux  (et bienveillant, évidemment !) des Frères, se charge de vous dégotter un vieux mari libidineux mais respectable. Un système merveilleux ! 


Merveilleux, mais pas sans fondements, malheureusement. Car Jessica Spotswood n'a certainement pas eu à chercher bien loin pour mettre en place son univers, fort bien étayé, d'ailleurs. La vie de Cate, Maura et Tess rappelle désagréablement des événements historiques bien connus ; Salem et la Sainte-Inquisition ne sont pas si lointains. Ajoutons à cela que le décor mis en place par l'auteur est très pittoresque et le tour est joué : on s'y croirait. On évolue donc sur les traces de Cate, dans la grande demeure, les jardins immenses, ou les petites rues de la bourgade, en se demandant sans cesse qui épie quoi derrière ses petits carreaux.

Si le début est assez lent à se mettre en place, ce n'est pas sans intérêt que l'on suit les pérégrinations de Cate, l'aînée des trois sœurs, et le personnage principal. Obnubilée par la réputation de la fratrie, elle tente de cacher ses pouvoirs et ceux de ses remuantes petites sœurs. Si l'on comprend très bien ses angoisses, les sempiternelles hésitations et les atermoiements incessants de la jeune femme son un peu agaçants, à la longue. Même si le choix qu'elle a à opérer est cornélien, un peu plus de vivacité n'aurait pas fait de mal.
De plus, le triangle amoureux  est visible dès le départ : c'est dommage car, s'il met un peu de piquant dans l'histoire, il n'y apporte pas grand-chose, à part de fausses péripéties. Pourtant, il y a du suspense, car on se demande comment tout cela va tourner, et si oui ou non, la chasse aux sorcières va reprendre dans le patelin. C'est très prenant, et le roman se lit sans aucune difficulté. On regrettera cependant que le meilleur de l'action soit précipité dans les quelques derniers chapitres.

Ceux-ci sont survoltés, on ne sait plus où donner de la tête, et le roman s'achève sur une grande incertitude. Difficile de savoir ce qu'il va se passer par la suite ; sans cliffhanger mal amené, l'auteur réussit à instiller un fort effet de suspens et une attente de la part du lecteur. Nul doute que la suite sera aussi prenante, si l'auteur poursuit dans cette voie.


Ce premier tome de Sœurs sorcières pose donc bien les bases d'un univers intéressant, étayé, et très pittoresque. L'intrigue principale est un peu effacée au profit de la romance qui, avec un peu de chance, disparaîtra dans les tomes suivants. De même, la magie est assez peu présente ici, mais gageons qu'elle prendra toute sa place dès le tome suivant, qui promet d'intéressants développements, même si la lutte qui se profile s'annonce un peu manichéenne. Si le départ est un peu lent, la suite est bien meilleure ; le tout forme un roman honnête, explorant le mythe des sororités sorcières de la Nouvelle-Angleterre dans un premier tome introductif, mais très agréable à lire. Série à suivre, donc. 

 

  • Sœurs sorcières, Livre 1, Jessica Spotswood.
  • Nathan jeunesse, 2013, 392 p.
  • Fantasy.
  • 7,5/10.

 

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être ...

 

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Par Sia - Publié dans : Fantasy - Communauté : Membres de Livraddict
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